La justice réparatrice : une alternative à la prison
Écrit par Isabelle Guertin - 12/11/10
En vigueur depuis le 1ier avril 2003, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents a remplacé la Loi sur les jeunes contrevenants. La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents se base sur des mesures disciplinaires non punitives (des mesures d’adresser le crime sans l’utilisation de la prison) pour les adolescents coupables d’avoir commis un acte criminel. Elle croit que lorsque la cour détermine une peine pour un crime, l’emprisonnement doit seulement être utilisé comme dernier recours donc, toutes les autres sanctions applicables doivent être considérées (Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents). Selon cette nouvelle loi, la prison peut être évitée en utilisant la justice réparatrice.
La justice réparatrice, c’est quoi?
La justice réparatrice repose sur la guérison communautaire. Ce processus ne glorifie pas le crime, mais croit simplement que nous ne devons pas s’appuyer sur la discipline excessive pour adresser la criminalité. Au lieu, il fait appel à la collaboration entre l’oppresseur, la victime et tous ceux/celles qui ont vécu du tort en raison du crime afin de déterminer des solutions qui rétabliront un ordre sein.
Lorsqu’un crime est commis, les victimes posent souvent plusieurs questions comme : « pourquoi moi? », « pourquoi cette personne a-t-elle commis ce crime? » ou même « comment puis-je me sentir à nouveau en sécurité? ». La justice réparatrice n’a pas pour but de punir l’oppresseur, mais de comprendre pourquoi le crime a eu lieu et quels sont les effets du crime sur tous ceux et celles impliqués. La justice réparatrice peut être utilisée pour les jeunes et les adultes pour adresser plusieurs problèmes, tel que l’intimidation, l’abus et l’agression.
Un exemple de son application
Lors d’une session de justice réparatrice, le/la contrevenant(e) et sa famille sont assises en face de la victime et de sa famille. Lorsqu’un individu est assis devant nous, c’est plus facile de voir son chagrin. Par exemple, si la victime pleure, le contrevenant n’est que quelque pas d’elle donc c’est plus facile de ressentir les mêmes émotions. Un animateur neutre, souvent un(e) psychologue ou un(e) travailleur(euse) sociale, est assis(e) au bout du fer à cheval et guide la conversation entre l’oppresseur et la victime.
Pour mieux comprendre la justice réparatrice, prenons par exemple ce scénario : Gabriel, un jeune adolescent, veut une motoneige mais ses parents l’interdissent. Un soir, Gabriel vole les clés de la motoneige qui appartient à son voisin et la conduit dans les pistes proches de chez lui. Mais, en revenant sur la machine, Gabriel est prit par la fatigue. Dès que ses yeux ferment, il s’endort. La motoneige frappe un arbre et lorsque Gabriel inspecte la machine, il remarque que son pare-chocs est cabossé. Lorsque son voisin appelle la police, Gabriel et la motoneige sont retrouvés dans les pistes. On décide alors que la justice réparatrice est la meilleure façon d’aborder ce cas.
Durant les sessions de justice réparatrice, Gabriel et son voisin seront assis un en face de l’autre. Le dialogue sera axé sur la compréhension et sur les conséquences du crime. Par exemple, Gabriel mentionnera peut-être qu’il ne voulait pas faire du tort et qu’il aurait retourné la machine avant que son voisin remarque sa disparition. De l’autre côté, le voisin pourrait argumenter que la machine lui appartient et que son utilisation requiert sa permission donc l’acte constitue un vol. En dialoguant, le niveau de colère baisse car la victime et le contrevenant voient les deux côtés de la médaille.
Au sujet de la détermination de la peine, Gabriel et son voisin discuteront et les sessions de justice réparatrice achèveront seulement lorsque les deux individus arriveront à un compromis. Dans le cas discuté, Gabriel sera probablement demandé de s’excuser à son voisin. En plus, il est fort probable que les dommages de la machine soient déboursés de ses poches. En permettant la discussion entre le contrevenant et la victime, la justice réparatrice prévoit le pardon et la paix.
Les avantages de la justice réparatrice
- Moins coûteux que le système judicaire
- Permet la victime de commencer le processus de guérison
- Prend moins de temps que la cour
- Tous les individus affectés ont la chance d’être entendu et d’entendre le point de vue de l’autre
- La communauté participe dans la résolution du problème
- Les relations affectées par le crime sont renforcées
- Pour en savoir plus sur la justice réparatrice, cliquez ici.
Liens électroniques
GRC – La justice réparatrice
Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents

One Reader Comment:
Courtneynovembre 27th
I’m on a youth justice commitee and I agree that restorative justice is often a better option then going through the court system. It’s almost like giving them a « second chance » and most students learn from this and are left with a clear criminal reccord. I think this is the best way to deal with less serious crimes.