Poisson d’avril!
Écrit par Cassie Licari & Dominique Houle - 01/04/11
Le premier avril symbolise dans de nombreux pays la journée où nous faisons des plaisanteries (« prank »), communément appelées des « poissons d’avril ». Mais jusqu’où peut-on aller dans le but de s’amuser?
Juste pour rire?
Nous jouons sûrement tous des tours de temps à autres, parce que nous croyons qu’ils sont drôles. Mais parfois, les plaisanteries ne font pas rigoler et peuvent entraîner des conséquences sérieuses.
D’ailleurs, une blague peut se tourner en moquerie. C’est-à-dire que la personne envers qui est dirigée la plaisanterie pourrait se sentir ridiculisée, voire méprisée à la suite d’un soi-disant « prank ». Un simple poisson d’avril pourrait ainsi être perçu comme une forme de victimisation qui peut avoir diverses répercussions. Par exemple, quand après avoir été victime d’une mauvaise plaisanterie, quelqu’un décide de rendre l’appareil en infligeant à son tour une blague. Puis cette vengeance peut se poursuivre longtemps, chaque fois la plaisanterie plus considérable.
Quand drôle n’est plus si drôle
Ce n’est pas plus drôle lorsqu’une plaisanterie devient dangereuse, que ce soit pour la personne qui l’initie ou celle qui en est la cible. Tu as peut-être déjà entendu parler de blagues liées aux allergies (« allergy prank ») où des gens ont subi des réactions allergiques sévères parce qu’on avait cru « drôle » de mettre des ingrédients auxquels ils sont allergiques dans leur nourriture.
Ce n’est pas mal de vouloir jouer des tours, du moment que c’est fait de façon raisonnable. En d’autres termes, si tu planifies faire une plaisanterie, réfléchis-y d’abord en te posant des questions, telles :
- Est-ce que la personne que tu désires cibler risque de mal prendre ta blague?
- La plaisanterie peut-elle faire du tort ou du mal à l’individu ciblé ou toi-même?
- La personne pour qui ton « prank » est destiné a-t-elle des allergies?
- S’agit-il d’une blague, ou est-ce plutôt une moquerie ou une vengeance?
Puis l’aspect primaire dont tu devrais te souvenir avant de faire des blagues, c’est qu’on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse.
