Créez une relation solide. Une relation basée sur l’honnêteté, l’ouverture d’esprit et le soutien est votre meilleur outil pour nous parler de sujets importants. Cela certifie que nous pouvons vous parler de nos problèmes sans être jugés. Nous chercherons à vous consulter seulement si nous savons que vous serez réceptifs à nos questions. Alors, comment envoyez-vous le message que vous êtes ouverts à avoir une vraie conversation?
Lorsque nous vous demandons quoi que ce soit, répondez de façon positive et honnête (de manière adaptée à notre âge).
Si vous êtes occupés ou n’avez pas d’explications, dites-le nous. Faites-nous savoir que nous avons soulevé quelque chose d’important, que vous chercherez une explication si vous n’en connaissez pas et que vous prendrez le temps de nous en parler quand vous serez libre.
Lorsque vous serez en mesure de nous répondre, trouvez le temps de vous asseoir avec nous et d’y revenir comme vous nous l’aviez promis. Cela nous démontre que vous prenez nos interrogations au sérieux, suite à quoi nous ferons probablement encore appel à vous.
Parlez-nous de nos problèmes dès notre jeune âge. Nous sommes exposés beaucoup plus tôt que les générations précédentes à des sujets délicats. Souvent, nous pouvons ne pas comprendre la complexité de la chose. Les recherches indiquent qu’à l’enfance, nous nous dirigeons vers nos parents pour obtenir des réponses alors qu’à l’adolescence, nous consultons plutôt nos amis, les médias ou des personnes étrangères à la famille (Talking With Kids). C’est pourquoi vous devez en discuter avec nous pendant que nous sommes encore jeunes et avant que nous commencions à recevoir de faux renseignements venant d’autres sources.
Amorcez la conversation. Souvent, vous attendez que nous vous abordions, mais plusieurs d’entre nous hésitons à vous approcher. Il est important d’initier ces conversations, parfois embarrassantes, lorsque les opportunités se présentent.
De nombreuses occasions se présentent dans la vie de tous les jours et en profiter au maximum aide à faciliter le dialogue. Par exemple, quand vous lisez un article de journal sur la grossesse chez les adolescentes, discutez-en avec nous. Si un message publicitaire parle de drogues, prenez quelques minutes pour nous en parler. Nous sommes plus réceptifs à ce genre de discussions spontanées, car elles ont moins l’air de leçons.
Adaptez les discussions à notre âge. Malgré qu’il soit important de nous parler très tôt de sujets délicats, l’approche utilisée pour en discuter ne sera pas la même pour un enfant de 8 ans et un adolescent de 15 ans. Quand nous sommes plus jeunes, utilisez des mots simples et faciles à comprendre, alors qu’à l’adolescence nous voulons plus de détails.
S’il y a un trop grand écart entre nos âges, il vaudrait mieux nous parler séparément, puisque nous nécessitons tous une approche différente. Si vous nous parlez en groupe, vous risquez de surcharger les plus jeunes et d’ennuyer les plus vieux. Ces derniers pourraient aussi prendre trop de place dans les conversations et empêchant ainsi les cadets de se faire entendre.
Peu importe notre âge, évitez les clichés du genre « Quand j’étais moi-même adolescent ». Ce conseil, qui remonte à des dizaines d’années, ne nous dit absolument rien. Même si elles proviennent d’une bonne intention, ces déclarations sont souvent interprétées comme condescendantes.
Ne fuyez pas les sujets délicats. Bien des adultes se sentent mal à l’aise devant des sujets comme le sexe – vous n’êtes pas les seuls! Nous devons avoir absolument ces conversations et la discussion est le seul moyen de vous assurer que nous recevons la bonne information. Si vous êtes vraiment embarrassés, lisez des livres pour vous mettre en confiance et trouver des stratégies de communication positives. C’est aussi une bonne idée de nous conseiller des ressources ou des noms de sites Internet fiables pour nous renseigner davantage.
Soyez honnêtes. L’honnêteté crée une relation de confiance nécessaire à une communication efficace. Il est peut-être inapproprié d’entrer dans les détails avec les plus petits mais ne laissez pas de « trous » lorsque vous nous éduquez. Dans le cas contraire, nous pourrions tenter de combler nous-mêmes ces zones grises et en venir à de mauvaises conclusions.
Soyez à l’écoute. Donnez-nous toute votre attention. Ne passez pas l’aspirateur ou ne préparez pas le souper lorsque nous discutons, vous nous montrerez ainsi que nos interrogations sont légitimes. Nous écouter attentivement requiert aussi que vous nous posiez des questions pour évaluer notre compréhension. Par exemple, au lieu de répondre tout de suite, demandez-nous notre opinion pour adapter vos réponses à nos besoins. Nous écouter vous aide aussi à reconnaître lorsque notre concentration s’affaiblie. Si vous voyez que nous ne sommes plus intéressés, remettez la conversation à plus tard.
Parlez-nous régulièrement de nos problèmes. La plupart d’entre nous avons une capacité d’attention de courte durée et ne pouvons pas gérer une grande quantité d’information à la fois, surtout à un jeune âge. Il est donc important de reprendre plusieurs fois nos conversations même si nous sommes plus âgés. Posez-nous des questions sur les discussions que nous avons eut précédemment et corrigez nos idées erronées ou comblez nos lacunes pour vous assurer que nous comprenons bien le sujet (Talking With Kids).
N’essayez pas non plus de résoudre ces situations à notre place. Demandez-nous plutôt ce que nous pensons faire et aidez-nous à explorer nos options et à trouver nos propres solutions. Cette méthode nous apprend non seulement à nous débrouiller seuls, mais aussi à devenir plus forts et elle permet également que l’on se rapproche de vous.
Si nous vous demandons « que feriez-vous? », n’hésitez pas à nous donner une opinion honnête tout en précisant clairement que c’est votre opinion. Dites-nous qu’il existe d’autres moyens de résoudre le problème et que c’est correct si nous choisissons de le régler différemment.
Pour plus de renseignements sur la manière de parler aux jeunes, visitez les sites suivants :
Stratégie nationale antidrogue : Conseils pour échanger avec votre adolescent
Centre de toxicomanie et de santé mentale : Ten tips for Talking to your Kids about Substance Use (en anglais seulement)
Talking With Kids (en anglais seulement)
Radical Parenting (en anglais seulement)