Comme il n’y a pas deux jeunes ni deux familles identiques, il n’existe pas une seule façon de régler les problèmes des jeunes. Aussi, les adultes n’ont pas tous le même type de relation avec les jeunes qui font partie de leur vie. Alors il y a forcément plusieurs façons d’intervenir quand vous voulez nous parler.
Votre façon de réagir et d’interagir avec nous a un effet sur notre relation. Selon votre réaction, soit on se sentira à l’aise de partager nos problèmes avec vous et on respectera votre opinion, soit on se sentira comme si vous êtes une personne contre laquelle on doit se battre et en qui on ne peut pas avoir confiance ou se confier pour obtenir de l’aide. Pour avoir la meilleure relation possible, vous devez essayer de jouer un rôle actif dans notre vie – trouver un équilibre entre nous guider et nous aider à trouver nous-mêmes une solution à nos problèmes. La meilleure relation qu’on peut avoir est une relation ouverte et honnête qui nous donne l’impression qu’on peut vous parler de n’importe quoi, même quand on est en difficulté. Si on sent que vous êtes trop exigeant ou que vous n’avez pas confiance en nous, on ne pourra pas vous faire confiance ni vous croire.
Réfèrez-vous au graphique du « continuum des réponses » pour plus information.
Participation minimale
Mesures prises par l’adulte
- Fait peu ou pas d’efforts pour communiquer avec le jeune
- Ne communique pas ou n’applique pas de façon uniforme les règles et les lignes directrices concernant le comportement attendu du jeune
- Ne fait pas beaucoup d’efforts pour se renseigner sur les problèmes qui touchent les jeunes
- Emploie des tactiques alarmistes (dire qu’il y aura certainement des conséquences négatives) ou utilise la peur comme outil d’enseignement (p. ex. « Si tu consommes de la drogue, tu vas te retrouver dans la rue à fumer du crack » ou « Si tu parles à des étrangers en ligne, tu vas te faire enlever »)
- Agit comme s’il n’est pas du tout concerné ou de façon trop relaxe
Effet sur la relation entre l’adulte et l’enfant
- Le lien qui unit l’adulte et l’enfant ne sera pas solide
- Le jeune ne tiendra pas compte de vos messages s’il a l’impression que vous essayez de lui faire peur pour qu’il fasse ou ne fasse pas quelque chose
- Le jeune peut hésiter à vous parler d’un problème si la communication n’est pas bonne
- Le jeune se tournera vers d’autres personnes pour le guider et pourrait recevoir de l’information erronée
Participation active
Mesures prises par l’adulte
- Se renseigne activement sur les problèmes touchant les jeunes
- Discute ouvertement avec le jeune
- Demande au jeune de participer à l’établissement de règles et de conséquences justes de façon souple mais ferme
- Utilise des situations concrètes pour dialoguer avec le jeune dès son enfance
- Pose des questions pertinentes et peut orienter le jeune vers d’autres sources d’information
Effet sur la relation entre l’adulte et l’enfant
- Les liens qui unissent l’adulte et l’enfant seront assez solides et fondés sur la confiance et le respect
- Le jeune considérera que l’adulte a des réponses franches, concrètes et honnêtes
- Le jeune comprendra clairement le comportement qui est attendu de lui
- Le jeune se sentira plus à l’aise de discuter de ses problèmes si l’adulte est ouvert et ne porte pas de jugement
Mesures radicales
Mesures prises par l’adulte
- Tente de limiter les actes du jeune
- Réagit avec des punitions ou des conséquences extrêmes ou irréalistes (p. ex. empêcher le jeune d’utiliser l’ordinateur pendant un mois – le jeune trouvera une façon d’être en ligne, que ce soit chez un ami ou à l’école)
- Surveille secrètement les activités du jeune
- Tient à connaître les mots de passe du jeune et à pouvoir accéder aux forums en ligne aux quels il participe
- Installe un logiciel de surveillance sur les ordinateurs, des caméras dans la maison ou écoute les conversations téléphoniques du jeune
Effet sur la relation entre l’adulte et l’enfant
- Un climat de méfiance entre le jeune et l’adulte pourrait s’installer
- Le jeune tentera d’obtenir des sources d’information ou de soutien ailleurs
- Le jeune ne se confiera pas à l’adulte s’il a un problème parce qu’il aura peur de se faire punir ou parce qu’il ne considérera pas que l’adulte peut vraiment l’aider
*Il faut seulement envisager une mesure radicale dans des situations très graves, une fois que toutes les autres options ont été épuisées. Par exemple, quand on sait pertinemment que le jeune est en danger.