Comment bien utiliser sa carte de crédit
Dans la société de consommation d’aujourd’hui, le son d’une carte en plastique passée dans un lecteur magnétique est devenu l’hymne des consommateurs partout dans le monde. De nos jours, les cartes de crédit sont dotées d’hologrammes, de couleurs flamboyantes, d’images fantaisistes et de puces savantes, les cartes de crédit ne sont pas seulement convenables mais elles sont aussi à la mode !
La majorité des étudiants doivent respecter un budget serré, mais ils doivent quand même se nourrir, s’acheter des vêtements et divers articles pour la maison, tout comme le reste de la population. Les étudiants adorent tout particulièrement la liberté de pouvoir acheter maintenant et de payer plus tard ; il n’est pas surprenant que la plupart d’entre eux tentent d’obtenir une carte de crédit dès qu’ils atteignent l’âge de la majorité.
La possibilité d’obtenir une carte de crédit dépend de ton crédit, soi un « bon crédit » ou un «mauvais crédit». Ces termes se rapportent à un chiffre sur lequel les banques et les autres institutions financières se fondent pour déterminer s’ils peuvent te prêter de l’argent.
Selon Joe, représentant du service du crédit VISA Banque Royale, une bonne cote de crédit tôt peut être utile pour ton avenir : « Le fait d’établir votre cote de crédit à un jeune âge vous facilitera la tâche lorsque vous voudrez acheter une voiture ou une maison, explique-t-il. Cette cote vous aidera à obtenir un prêt important. » Même si tu es étudiant et que tu n’as pas besoin d’une carte de crédit, il serait quand même bon d’en obtenir une.
On peut établir sa cote de crédit de deux façons. La première consiste à obtenir un prêt d’études. Certains étudiants négocient un petit prêt bancaire en plus de ce qu’ils reçoivent des programmes d’aide du gouvernement. En effectuant des paiements de façon régulière pour rembourser leur prêt, les étudiants prouvent qu’ils sont capables de gérer leurs obligations financières. La deuxième façon est d’obtenir une carte de crédit. Cette option représente un choix plus logique pour la majorité des étudiants. L’avantage évident d’une carte de crédit par rapport à un petit prêt d’études, c’est qu’il n’y a aucun intérêt à rembourser si l’on paie son compte à la fin du mois.
Il est supposé être facile d’obtenir une carte de crédit. D’après l’information contenue dans les sites Web de la plupart des institutions financières, voici les principales exigences pour obtenir une carte de crédit d’étudiant : être majeur, être inscrit à temps plein à un programme dans un établissement d’enseignement postsecondaire et avoir un revenu annuel d’environ 1 200 $. Si tu fais partie de la majorité des étudiants et que tu as un emploi d’été, le processus de demande devrait s’avérer relativement facile. Toutefois en dépit de critères qui semblent simples, la plupart des cartes de crédit, même celles pour les étudiants, il est nécessaire de détenir une certaine marge de crédit. J’imagine que la meilleure façon d’expliquer ce principe est la suivante : pour obtenir un crédit, il faut en avoir (c’est presque une impasse pour ceux qui demandent leur première carte de crédit).
La meilleure chose à faire, selon CIBC-VISA, est d’obtenir tout d’abord une carte de crédit d’un magasin. Les exigences d’admissibilité pour les cartes des magasins La Baie et Canadian Tire sont plus indulgentes que celles des principales banques. Une autre solution consiste à te rendre à la succursale bancaire de ton quartier avec tes parents afin de les désigner cosignataires ; de cette façon, ils seront responsables de payer tes dettes si tu ne payes pas tes factures.
Dans la plupart des cas, il est beaucoup plus facile de laisser les sociétés émettrices de carte de crédit venir à toi plutôt que l’inverse. Attends jusqu’à la semaine d’initiation ou à un autre événement pour les jeunes ; il y aura assurément des sociétés émettrices de carte de crédit un peu partout qui distribueront des cartes à tous ceux qui en veulent. Par-dessus tout, il importe de parler à un représentant en personne : tu pourrais avoir des difficultés en faisant une demande par la poste ou sur Internet. Après tout, on ne peut pas expliquer un cas particulier à un ordinateur ni poser des questions à une feuille de papier.
Lorsque tu auras reçu ta carte, évite de faire de folles dépenses pour célébrer l’événement. Au départ, tu auras une limite de crédit de 500 $, que tu pourrais facilement dépasser en une journée de magasinage au centre commercial. De plus, si tu as tendance à « oublier » de payer tes factures à temps, tu risques de réduire petit à petit ta cote de crédit déjà précaire. Joe de VISA Banque Royale indique que vingt-cinq pour cent des appels téléphoniques adressés aux étudiants portent sur une limite de crédit dépassée ou le non-paiement du versement minimum mensuel à la date limite. Et un appel téléphonique est le dernier de tes soucis.
« Chaque fois qu’un paiement n’est pas effectué à temps, on le signale, explique Les Morin du Bureau de crédit d’Ottawa-Hull. Si le problème s’aggrave, la banque peut demander au détenteur de lui restituer la carte, et si cela ne suffit pas, elle peut demander à une agence de recouvrement de lui rendre visite. » Si tu ne fais pas attention à tes finances, ta cote de crédit pourrait en souffrir pendant très longtemps. Même si tu n’es pas recherché par une agence de recouvrement, tu pourrais te faire harceler par des appels téléphoniques de la société émettrice de carte de crédit.
Lorsqu’on demande une carte de crédit, on s’engage à recevoir des appels indésirables à l’occasion. La plupart du temps, en signant le contrat de carte de crédit, tu autorises automatiquement la société émettrice de carte de crédit à communiquer avec toi pour t’annoncer des offres spéciales. Ton nom pourrait même être distribué à des tiers par l’intermédiaire du programme de partenariat de la société. Afin d’éviter ce problème, renseigne-toi pour savoir si la société avec laquelle tu fais affaires offre une option de «désistement». En remplissant un court formulaire, tu peux faire rayer ton nom de la liste d’appel de la société.
Et comme s’il n’était pas suffisant de composer avec les contrariétés traditionnelles des cartes de crédit, Megan Murphy a vécu le pire cauchemar des utilisateurs de cartes de crédit : le vol de sa carte. « Tout à coup, une facturation en dollars américains est apparue sur mon relevé du mois dernier. Je n’avais pas utilisé ma carte depuis deux mois », explique-t-elle. Le pire, c’est que les voleurs n’ont même pas besoin de ta carte pour porter un achat à ton compte ; il leur suffit d’avoir le numéro de ta carte de crédit. Heureusement, la plupart des sociétés offrent de l’aide aux victimes de fraude par carte de crédit. Pour obtenir un remboursement dans de brefs délais, Megan n’a eu qu’à remplir un formulaire énumérant les dépenses frauduleuses. Si tu possèdes une carte de crédit, tu risques davantage de te faire voler. Lis très attentivement ton relevé chaque mois et signale immédiatement le vol de ta carte à la société émettrice de carte de crédit.
Les cartes de crédit peuvent t’offrir une certaine liberté financière, mais pas sans une énorme responsabilité. Ne dépense pas démesurément, veille à ce que tes factures soient payées et ne perds pas ta carte de vue et fais un coût d’œil sur ce guide de protection contre l’escroquerie. Avec un peu de chance, tu auras un crédit bancaire substantiel en peu de temps. Bon magasinage !
Liens
GRC- Protection contre l’escroquerie
MBNA- Apprenez comment faire une demande de carte de crédit
Compare Credit Cards (en anglais seulement)