Violence envers les enfants

  • D’après la loi canadienne, la violence envers les enfants renvoie à la violence, la maltraitance ou la négligence qu’un enfant ou un adolescent peut vivre alors qu’il est confié à une personne fiable ou dont il dépend, comme un parent, un frère ou une sœur, un autre membre de la famille, un intervenant ou un gardien.
  • La violence peut avoir lieu n’importe où, y compris au domicile de l’enfant, à celui d’une personne de son entourage ou dans un lieu public.
  • L’agresseur utilise diverses stratégies pour accéder à l’enfant, le contrôler et l’empêcher de révéler à quiconque la violence dont il fait l’objet.
  • La violence peut avoir lieu une seule fois ou se produire de manière répétitive et progressive au cours d’une longue période. La forme de violence peut changer avec le temps.

Formes de violence envers les enfants

Le Canada reconnaît plusieurs formes de violence envers les enfants. Un enfant peut être soumis à plusieurs d’entre elles.

  • Violence physique : Usage délibéré de la force contre un enfant d’une manière qui blesse l’enfant ou qui risque de le faire. Notamment, battre, secouer, pousser, étouffer, frapper, mordre, brûler, donner des coups de pied ou agresser un enfant avec un instrument contondant ou une arme. Cela inclut également la mutilation génitale de la femme, l’usage préjudiciable de la force ou le fait de tenir l’enfant sous l’eau.
  • Violence sexuelle et exploitation : Utilisation d’un enfant à des fins sexuelles. Notamment, les caresses, les contacts sexuels, les rapports sexuels, le viol, l’inceste, la sodomie, l’exhibitionnisme, la prostitution, la pornographie ou le fait d’inviter un enfant à toucher.
  • Violence psychologique : Actes qui causent ou pourraient causer des troubles comportementaux, cognitifs, émotionnels ou mentaux chez l’enfant. Notamment, les menaces verbales, l’isolement social, l’exploitation, l’intimidation, le fait de terroriser un enfant ou d’avoir des exigences déraisonnables à son égard.
  • Négligence : Souvent exercée de manière récurrente, sur une longue période et de façon chronique. La négligence consiste à ne pas assurer les besoins fondamentaux de l’enfant, qui comprennent les besoins physiques, psychologiques et affectifs. Par exemple, la négligence signifie : ne pas procurer à un enfant la nourriture, les vêtements, l’abri, les soins médicaux, l’amour, la sécurité et l’estime de soi dont il a besoin.

Faits

Que faire si tu es victime de la violence

  • Tout d’abord, tu dois savoir que tu as le droit d’être en sécurité. Tu as peut-être l’impression de « mériter » la violence que tu subis, mais personne ne mérite cela. Fais confiance à ce que tu ressens. Tu n’as rien fait qui mérite le traitement que tu reçois.
  • Si tu estimes être dans une situation présentant un danger immédiat, compose le 911 ou rends-toi au poste de police le plus proche.
  • Si tu estimes que ta situation ne présente pas de danger immédiat, trouve quelqu’un à qui parler et te confier, comme un enseignant, un membre de la famille, un ami ou un agent de police. Explique-lui ta situation.
  • Si tu ne peux pas parler à quelqu’un que tu connais ou si tu n’es pas à l’aise, appelle une ligne d’écoute, par exemple Jeunesse, J’écoute au 1 800 668-6868.
  • Pour terminer, pense à un plan pour ta sécurité qui peut comprendre le fait d’aller vivre avec un membre de ta famille ou un ami, ou la garde préventive. Le centre de soutien contre la violence et un agent de police de ta région t’aideront à décider du plan qui te convient le mieux.
  • Par-dessus tout, n’oublie pas que tu n’as rien fait de mal. Ce qui t’arrive n’est pas de ta faute.

Que faire si quelqu’un tu connais est victime de la violence

  • Tout d’abord, n’oublie pas que la violence envers les enfants n’est pas une affaire «privée». Il vaut mieux signaler une situation et se tromper plutôt que se taire. C’est la sécurité de l’enfant qui prime.
  • C’est ta responsabilité de communiquer avec l’agence régionale de protection de l’enfance. Si tu ne la connais pas, la police locale, une ligne d’écoute téléphonique ou l’hôpital de la région sont de bonnes alternatives. Si tu crains pour ta propre sécurité, tu peux garder l’anonymat.
  • Parle à l’enfant, si possible. Vois s’il est prêt à se confier. Cependant, si cette étape devait mettre l’enfant en danger, abstiens-toi.
  • Agis vite. Si tu crains d’appeler le service de protection de l’enfance, fais au moins part de tes préoccupations à une personne proche de l’enfant (mais pas à l’agresseur potentiel). Plus vite tu agiras, plus vite l’enfant sera hors de danger.
  • Si suivre ces étapes te met mal à l’aise, n’hésite pas à demander de l’aide à un adulte en qui tu as confiance.

Liens

Violence envers les enfants : Fiche d’information du ministère de la Justice du Canada
The Canadian Center for Abuse Awareness
(en anglais seulement
Jeunesse, J’écoute (1-800-668-6868)
Santé Canada (information sur la violence faite aux enfants)
Enfants maltraités au Canada

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