La violence dans les fréquentations

La violence dans les fréquentations désigne toute attaque physique, sexuelle ou psychologique infligée délibérément par un partenaire dans une relation. Les victimes de violence dans les fréquentations peuvent être victimes d’un incident à caractère violent tel qu’une agression sexuelle ou d’un cycle continu de nombreux incidents.

Les causes de la violence dans les fréquentations

De tels actes sont habituellement posés dans le but de contrôler une victime et peuvent augmenter en intensité si l’agresseur croit qu’il perd le contrôle.

Types de violence dans les fréquentations

La violence dans les fréquentations peut comprendre les types de violence suivants : violence sexuelle, violence physique et violence psychologique.

La violence sexuelle comprend le harcèlement, la coercition ou l’agression.

  • Le harcèlement veut dire des blagues à caractère sexuel qui vous rendent mal à l’aise ou des commentaires offensifs que vous trouvez gênants émis par votre partenaire en présence de vos amis ou des membres de votre famille.
  • La coercition désigne des relations sexuelles imposées par votre partenaire au moyen de mensonges, de manipulations, de chantage ou de pressions.
  • L’agression est définie par tout type de contact sexuel (par exemple des baisers, des attouchements ou des rapports sexuels) auquel vous n’avez pas convenu (sans votre consentement).

La violence physique désigne tout type de force physique entraînant ou non une blessure, comme par exemple des coups de pied, brûlures, étouffement, gifles, etc.

La violence psychologique désigne l’usage de mots ou de gestes à des fins de domination sur votre partenaire. Les auteurs de violence psychologique visent à écraser l’estime de soi de leurs partenaires et à les contrôler. Ce type de violence peut comprendre des injures ou la propagation de rumeurs, du harcèlement, de la jalousie possessive et excessive, etc.

Le mythe et la réalité

Mythe : La jalousie est un signe d’amour.
Réalité : La jalousie est la cause la plus courante de la violence dans les fréquentations. Lorsque quelqu’un accuse continuellement son partenaire de flirter ou d’avoir une liaison et qu’il soupçonne tous ceux avec qui il parle, cette personne est possessive et dominatrice. Cela constitue une forme violence psychologique.

Mythe : La personne qui frappe a été provoquée.
Réalité :
Personne ne mérite d’être frappé. Rien n’excuse la violence. Elle ne règle pas les problèmes, même si elle réduit la victime au silence.

Mythe : Les hommes ne peuvent contrôler leur désir sexuel. Si une femme excite son partenaire et qu’il l’agresse, c’est de sa faute.
Réalité :
Les hommes (comme les femmes) peuvent contrôler leur désir sexuel. Une femme (ou un homme) peut dire « non » ou « ça suffit » quand il/elle le désire.

Mythe : Cela n’arrive qu’aux autres !
Réalité :
Personne n’est à l’abri de la violence dans les fréquentations. Ce type de violence n’est pas restreint à un type de classe sociale particulière ou à un groupe ethnique ou racial. Certains sont agressés dès leur première rencontre, tandis que d’autres le sont à la suite de longues fréquentations. Tout le monde est à risque.

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Faits

  • La violence dans les fréquentations peut survenir dans de nombreux types de relations, y compris les relations hétérosexuelles et les relations homosexuelles.
  • La violence psychologique d’un partenaire peut gravement nuire à l’estime de soi et à la perception de soi d’une personne.
  • Il y a une augmentation de la violence dans les fréquentations où l’alcool est en cause. On blâme habituellement la violence sur l’alcool, mais cela ne devrait jamais être une excuse.
  • Il est important de soutenir les victimes de violence conjugale. Elles ne devraient jamais avoir à garder le silence. C’est une étape difficile de se confier et d’aller chercher de l’aide, c’est pourquoi il est primordial pour elles d’avoir un bon groupe de soutien.
  • Le nombre d’incidents reporté aux autorités quant aux incidents de violence dans les fréquentions a augmenté entre 2004 et 2008.
  • Les jeunes entre 15 et 24 ans sont plus à risque de devenir victimes de violence dans les fréquentations. Ce groupe d’âge représente le plus haut taux de victimes (43%), la majorité étant des femmes.

(Source : Statistique Canada)

Que peut-on faire pour prévenir la violence dans les fréquentations?

Savoir reconnaître les dix signes d’avertissement suivants :

  • Il/elle laisse tomber les activités qui lui faisaient plaisir, comme passer du temps entre amis ou faire différentes activités, et il/elle s’isole de plus en plus ;
  • Il/elle a des blessures qu’il/elle ne peut expliquer comme des brûlures, des bleus, des coupures et les explications qu’il/elle donne ne sont pas logiques.
  • Il/elle a très peu ou aucun intérêt pour les activités familiales;
  • Il/elle a de la difficulté à dormir;
  • Il/elle n’est pas capable de se concentrer et présente des troubles de mémoires
  • Il/elle manque l’école de plus en plus fréquemment et ses résultats scolaires se dégradent.
  • Il/elle semble être de plus en plus nerveux(se), n’a plus confiance en lui/elle-même, présente des signes de dépression et de repli sur soi.

(Source: Ministère de la Justice )

Si tu es victime de violence de la part de ton petit ami ou de ta petite amie, nous te prions de chercher de l’aide. Il y a de l’espoir. Il serait bon que tu commences par en parler à quelqu’un. Parles-en à un parent, à un professeur, à un ami ou à un conseiller. Tu peux également appeler la ligne Jeunesse, J’écoute au numéro de téléphone suivant : 1 800 668-6868.

Liens électroniques

Ministère de la Justice : La violence dans les fréquentations
Statistique Canada : La violence dans le cadre des fréquentations intimes
Agence de la Santé Publique du Canada : Mythes ou réalités
Jeunesse J’écoute : La violence dans les relations amoureuses
Aimer sans violence

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