La négligence

  • La négligence est une composante de la violence envers les enfants.
  • Tout comme d’autres formes de violence, la négligence est souvent répétée et devient un comportement chronique chez celui qui l’inflige.
  • La négligence « implique de pas assurer les besoins de l’enfant pour son développement et son bien-être physique, psychologique et émotionnel » (Département de la justice – Violence envers les enfants).
  • La négligence se divise habituellement en deux catégories, soit la négligence des besoins physiques et la négligence des besoins émotifs.
  • Ces deux catégories ne sont pas inconciliables : dans la plupart des cas, lorsqu’il y a une forme de négligence, l’autre est aussi présente dans une certaine mesure.
  • La négligence émotionnelle consiste à ne pas offrir d’amour à l’enfant, à ne pas assurer sa sécurité et à lui faire sentir qu’il n’a aucune valeur.
  • La négligence des besoins physiques consiste à ne pas fournir à l’enfant la nourriture, les soins médicaux, les vêtements, le logis, etc.

Faits

  • Il est difficile de déterminer le nombre exact d’enfants qui sont victimes de mauvais traitements au Canada. Cela s’explique par de nombreuses raisons. Notamment, les enfants négligés n’ont ni les outils ni les connaissances nécessaires pour demander de l’aide, ce qui fait que la négligence n’est souvent pas dévoilée.
  • Il arrive souvent que les enfants soient manipulés de façon à ce qu’ils ne parlent à personne des mauvais traitements qu’ils subissent.
  • Dans de nombreux cas, la victime dépend financièrement et émotionnellement de la personne qui la maltraite, ce qui accentue son sentiment d’impuissance et de confusion. Il est aussi plus difficile pour elle de parler des mauvais traitements à une tierce personne (Département de la justice – Violence envers les enfants).
  • La négligence, comme d’autres types de mauvais traitements, résulte d’un rapport d’autorité déséquilibré où une personne exerce son pouvoir sur une autre dans le but de la rabaisser.
  • La négligence a été la principale cause (40 %) des enquêtes sur les mauvais traitements infligés aux enfants en 1998, et a été confirmée dans 43 % des cas (Département de la justice- Violence envers les enfants).
  • Chaque enfant peut être victime de mauvais traitements, peu importe son âge, son sexe, sa race, son identité culturelle, son statut socioéconomique, sa religion, son orientation sexuelle, sa santé physique ou mentale ou sa personnalité. Les mauvais traitements peuvent découler de causes multiples ; c’est pourquoi tout le monde risque d’en être victime.
  • De nombreux spécialistes associent la négligence aux inégalités sociales. Donc, on peut supposer qu’en mettant tous les membres de notre société sur un pied d’égalité (hommes et femmes, riches et pauvres, Blancs et Noirs, hétérosexuels et homosexuels, etc.), les enfants risqueraient moins d’être victimes de négligence ou d’autres formes de mauvais traitements (Long-term Socio-economic Impact of Child Abuse and Neglect).

Ce que tu peux faire

  • Si tu es victime de mauvais traitements, il est important que tu en parles à quelqu’un. Ta survie en dépend.
  • Il y a des personnes dans ta communauté qui peuvent t’aider : le personnel de ton école, les policiers, les intervenants dans les hôpitaux et les centres communautaires, tes voisins et tes amis peuvent tous te venir en aide.
  • Tu ne peux pas régler un problème de négligence seul.
  • Si tu soupçonnes que quelqu’un que tu connais est victime de négligence, discutes-en avec cette personne, mais vas-y en douceur. Malheureusement, la victime croit généralement qu’elle mérite les mauvais traitements qu’on lui inflige et elle en a honte. Au départ, il est possible que la victime nie tes soupçons, mais sache que le fait que tu en parles avec elle peut être le premier pas qui l’amènera à demander de l’aide.
  • Si tu as survécu à des mauvais traitements, il est quand même important de parler de ce que tu as vécu aux autorités et aux membres de ta communauté, et ce pour deux raisons.
    • La première raison est que les mauvais traitements infligés aux enfants doivent être mis au grand jour. Les victimes ne doivent pas avoir honte de ce qu’elles subissent. C’est en engageant l’ensemble de la communauté dans un dialogue sur le sujet que nous empêcherons les victimes de continuer à se sentir ainsi et que nous pourrons faire cesser les mauvais traitements.
    • Deuxièmement, il est possible qu’une victime de mauvais traitements en soit encore affectée bien après qu’ils aient cessé, et ce sur tous les plans de sa vie (psychologique, physique, comportemental, scolaire, sexuel, interpersonnel, personnel et spirituel).

Rapport

Santé Canada. Maltraitance des enfants au Canada : Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants – Résultats choisis. Rapport préparé par Nico Trocmé et David Wolfe. Ottawa, Ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2001

Liens

Safer child, Inc (en anglais seulement)
Long-term Socio-economic Impact of Child Abuse and Neglect
(en anglais seulement)
Département de la justice- Violence envers les enfants

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