Abus sexuels et harcèlement
Les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel sont des abus de pouvoir.
Les agressions sexuelles peuvent être commises sous plusieurs formes : des attouchements inappropriés et non désirés, une agression sexuelle (ou tentative de) et/ou forcer quelqu’un à avoir des relations sexuelles, etc. Une personne peut aussi être agressée sexuellement sans qu’on la touche — par exemple en étant forcé à regarder des actes et des films à caractère sexuel ou à lire de la pornographie (Jeunesse, J’écoute).
Le harcèlement sexuel implique une attention d’ordre sexuel non désirée. C’est un acte criminel qui doit être dénoncé. Voici quelques exemples :
- quelqu’un fait des commentaires à caractère sexuel sur tes vêtements ;
- un patron ou un collègue fait des propositions d’ordre sexuel (Jeunesse, J’écoute).
Faits
- Les agressions sexuelles sont souvent commises par quelqu’un que la victime connaît (Statistique Canada : Les agressions sexuelles au Canada).
- Il est estimé que seulement 10 % des agressions sexuelles sont dénoncées à la police. Par conséquent, il est impossible de savoir le nombre réel de cas d’agressions sexuelles au Canada.
Comment est-ce que ça se produit?
Qu’est-ce qu’une agression initiée par une drogue?
- Il s’agit d’agressions sexuelles qui ont été facilitées à l’aide d’une drogue, ce qui empêche les victimes de résister à l’agression. Cette drogue est souvent appelée la « drogue du viol » par les médias et le public général.
- Bien que les médias fassent souvent référence au GHB comme la « drogue du viol », il n’y a aucune drogue spécifique utilisée dans l’intention de faciliter une agression sexuelle. La plupart des victimes sont déjà sous l’influence de l’alcool ou de la drogue avant l’agression. Les drogues les plus souvent détectées dans les cas d’agressions facilitées par une drogue sont l’alcool et la marijuana.
- Il est important de se rappeler que juste parce qu’une personne est « soûle », drague ou est habillée d’une certaine façon, cela ne veut PAS dire qu’il (elle) consent à avoir des relations sexuelles. NON veut toujours dire NON. Il n’est jamais acceptable de tirer avantage de quelqu’un ; la victime n’est jamais à blâmer pour l’agression (masexualité.ca).
Qu’est-ce veut dire le consentement?
- Le consentement est lorsqu’une personne accepte d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne. Il peut être révoqué à tout moment. Au Canada, l’âge du consentement est de 16 ans.
- Le consentement est INVALIDE selon la loi lorsqu’il est obtenu :
- Sous l’effet de la peur, l’utilisation de la force et/ou la menace;
- Lorsqu’il y a un abus de pouvoir (docteur-patient, élève-enseignant, etc.) ;
- Lorsqu’une personne est trop intoxiquée au point de ne pas savoir ce à quoi elle consent ;
- Par quelqu’un d’autre que la personne concernée (par un copain, un parent) (Éducaloi : Le consentement et les infractions à caractère sexuel).
Ce que tu peux faire
Si tu es une victime d’agression sexuelle…
- Souviens-toi que ce n’est PAS ta faute. Seul l’agresseur est à blâmer pour ses actions.
- Il peut être difficile d’aller chercher de l’aide seul(e). Discutes-en avec quelqu’un en qui tu as confiance. Si tu n’en parles à personne, tes amis et ta famille ne pourront pas être là pour te soutenir.
- Tu devrais déposer une plainte au service de Police. Cependant, c’est ton choix, et peu importe ce que tu décides, des centres de services pour de l’aide aux victimes d’agression sexuelle peuvent t’aider et te parvenir les ressources nécessaires ;
- Il est fortement recommandé de visiter l’hôpital ou une clinique de santé pour t’assurer que ton corps est toujours en santé. La plupart des hôpitaux ont des travailleurs sociaux qui sont formés pour assister les victimes d’agression sexuelle.N’hésite pas à parler avec un thérapeute ou psychologue. Ce que tu as vécu est très traumatisant et faire appel à un professionnel pourra t’aider à gérer les émotions et sentiments que tu ressens.
- Si tu crois avoir été agressé sexuellement, mais que tu n’en es pas certain(e), contacte Jeunesse, J’écoute au 1-800-668-6868. Il s’agit d’un service téléphonique anonyme avec des conseillers certifiés pour t’aider. Ils pourront te répondre et te diriger vers des ressources d’aide.
Si tu es une victime de harcèlement sexuel…
- Porte plainte! Confie-toi à tes parents, un enseignant, un conseiller scolaire, au directeur d’école, ton employeur ou le service de police.
Si tu soupçonnes ou sait que quelqu’un est victime d’agression sexuelle ou de harcèlement…
- Demande-lui comment tu peux l’aider. Chaque personne a des besoins différents : certains veulent discuter de l’évènement, tandis que d’autres n’aiment mieux pas. D’autres personnes veulent porter plainte et d’autres non. Toutes les victimes devraient être soutenues de façon inconditionnelle, peu importe comment elles décident de réagir face à l’événement.
- Si tu ne sais pas quoi dire ou quoi faire, ce n’est pas grave. Commence par rassurer la victime, que ce n’est pas sa faute, mais bien celle de la personne qui a commis ces actes. Encourage-la à aller chercher du soutien dans la communauté auprès des ceux qui sont formés pour travailler avec des situations comme celle-là.
- Il y a beaucoup d’informations sur Internet et dans les centres communautaires alors tu peux les utiliser pour te renseigner davantage.
Pour aider à mettre fin aux agressions sexuelles…
- Tiens-toi au courant!
- Mets fin aux stéréotypes et aux rumeurs!
- Fais la promotion de programmes et des outils d’éducation qui discute des sujets tels que les relations saines et le respect d’autrui.
- Sensibilise ton entourage aux aspects concernant l’agression sexuelle.
Liens électroniques
Éducaloi : L’agression sexuelle
Éducaloi : Le consentement
Jeunesse, J’écoute
Masexualité.ca
Ottawa Rape Crisis Center (en anglais seulement)
Statistique Canada : Les agressions sexuelles au Canada