Abus sexuels et harcèlement

Les abus sexuels et le harcèlement sexuel sont des abus de pouvoir.

Abus sexuels

  • Ils peuvent englober des attouchements sexuels non désirés, un viol ou une tentative de viol, un viol par une connaissance, le fait de forcer quelqu’un à avoir des rapports sexuels ou à s’engager dans une activité d’ordre sexuel alors que cette personne est sous l’influence de la drogue ou de l’alcool et l’exploitation sexuelle par la prostitution ou la pornographie.
  • Une personne peut aussi être abusée sexuellement sans qu’on la touche — par exemple en étant forcée à regarder des actes et des films à caractère sexuel ou à lire de la pornographie.
  • Si une personne refuse continuellement de respecter l’intimité d’autrui pendant que celui-ci se change ou est à la salle de bain, il s’agit aussi d’un abus sexuel.
  • Tout le monde peut subir des abus sexuels : homme ou femme, jeune ou adulte. Toutefois, la majorité des victimes sont des enfants et des femmes.

Harcèlement sexuel

  • Le harcèlement sexuel est une forme d’abus sexuel.
  • Il s’agit d’une attention d’ordre sexuel non désirée.
  • Les personnes qui en harcèlent d’autres prétendent souvent qu’elles ne font que des blagues qui ne doivent pas être prises au sérieux. Mais si l’autre personne se sent mal à l’aise ou humiliée, il s’agit d’harcèlement sexuel.
  • C’est un acte criminel qui doit être dénoncé. Voici quelques exemples :
    • quelqu’un fait des commentaires à caractère sexuel sur tes vêtements ;
    • un patron ou un collègue fait des propositions d’ordre sexuel.

Consentement

  • Une personne consent lorsqu’elle accepte d’avoir un rapport sexuel avec une autre personne.
  • Au Canada, l’âge de consentement est fixée à 16 ans. Ceux et celles qui n’ont pas encore 16 ans ne peuvent pas donner leur consentement de participer dans des relations sexuelles, sauf si leur partenaire est moins de 5 ans leur aîné. (CBC)
    CBC)

Qui sont les abuseurs ?

  • La majorité des abuseurs sont des hommes, bien que les adolescents et adolescentes puissent aussi être abusés sexuellement par des femmes.
  • Il arrive très souvent que les victimes soient abusées par une personne qu’elles connaissent (membre de la famille, personne plus vieille qu’elles connaissent et en qui elles ont confiance, petit ami, etc.) (Victims of Violence – Reporting Child Sexual Abuse)
  • Les abuseurs sont des tyrans sexuels qui aiment exercer leur pouvoir sur des personnes plus jeunes, plus petites ou plus vulnérables qu’eux.
  • La situation est difficile lorsque la victime connaît l’abuseur et que celui-ci est gentil avec elle et lui dit qu’il l’aime. Certaines victimes croient que le sexe est le prix à payer pour recevoir de l’attention. Les abuseurs sont manipulateurs et ont recours à toutes sortes de moyens pour que leur victime reste soumise.
  • C’est l’abuseur qui est fautif, peu importe ce que la victime fait.
  • Une étude récente de Statistique Canada a révélé que plus de 40 % des pédophiles reconnus ont été abusés sexuellement durant leur enfance. (Agence de la santé publique du Canada)
  • Les abuseurs ont souvent recours aux tactiques suivantes pour s’assurer que leurs victimes ne les dénoncent pas : menaces, force physique, corruption et coercition psychologique.

Faits

  • Les agressions sexuelles sont un abus de pouvoir. Certaines personnes sentent le besoin de dominer et d’utiliser les autres simplement pour prouver qu’elles sont plus fortes, plus vieilles, plus intelligentes, meilleures ou plus riches. Ces personnes sont souvent en situation d’autorité, tandis que d’autres utilisent des armes. (Sexual Assault of Youth)
  • Les agressions et les abus sexuels sont souvent cachés, ce qui fait qu’il est difficile d’obtenir des statistiques exactes sur le sujet. De nombreuses victimes sont réticentes à dénoncer leur abuseur à cause de la honte et de la peur associées à l’abus qu’elles ont subi. Il est extrêmement important de signaler aux autorités les abus dont on est victime ou témoin parce que ceux-ci ne cesseront pas tant que l’ensemble de la société n’apprendra pas qu’il est répréhensible de faire du mal à quelqu’un ou de l’utiliser afin de se sentir puissant.
  • Statistiques Canada a découvert qu’une fille sur quatre et qu’un garçon sur huit a été abusé sexuellement avant l’âge de 18 ans. (Statistics & Research)
  • Certaines personnes vivent des expériences qui leur font peur ou les déconcertent, et elles se demandent s’il s’agissait d’un abus sexuel. Ces personnes peuvent discuter gratuitement avec des psychologues dans des écoles ou des centres communautaires. Il est important d’y réfléchir en discutant avec quelqu’un qui a la formation nécessaire pour aider.
  • Des agressions sexuelles sont souvent utilisées durant des périodes de guerre. Cette méthode terrorise la population. Souvent, elle s’agit d’un crime de guerre invisible, toutefois elle gagne de plus en plus de popularité. Certains programmes sont maintenant en marche pour aider aux victimes de ce crime de guerre. Il aide aux femmes à comprendre la nature des évènements, de recevoir des conseils et d’assurer qu’elles seront pas affectées par les effets à long terme. (Sierre Leone War Crime)
  • Tout le monde mérite d’être respecté, écouté et aimé. Si quelqu’un est traité d’une façon qui lui fait du mal, lui fait peur ou le rend mal à l’aise, il s’agit d’un abus.
  • Lorsque quelqu’une personne est abusée par une personne du même sexe qu’elle, elle peut croire par la suite que cela la rend homosexuelle. Ce n’est pas le cas.
  • Des abus peuvent également être commis dans les relations homosexuelles.
  • Une personne préparée est plus en mesure de pouvoir faire face aux avances d’un prédateur. C’est pourquoi les cours d’autodéfense et de sensibilisation aux abus sexuels sont si importants. Informe-toi au poste de police de ta ville, au centre communautaire ou à ton école pour savoir quand le prochain cours sera offert. Cet outil te sera utile si jamais tu en as besoin.

Réactions fréquentes à un abus sexuel

  • Incrédulité
  • Tristesse
  • Colère
  • Minimisation (se dire que ce n’est pas si grave après tout)
  • Peur
  • Soulagement (après s’être confié à quelqu’un).

Ce que tu peux faire

Si tu as été victimes de l’agression sexuelle et / ou de l’harcèlement :

  • Souviens-toi que ce n’est pas de ta faute, tu n’as rien fait pour mériter cette forme d’abus.
  • Les sentiments d’être seuls et isolés sont communs pour les victimes d’abus. Souvent discuter avec quelqu’un en qui tu as confiance peut alléger tes inquiétudes.
  • C’est ton droit de déposer une plainte de l’agression à la police. L’agression sexuelle et l’harcèlement sont contre la loi et le rôle principal du système de justice canadienne s’agit de la protection des victimes.
  • Si tu décides ou non de faire une plainte à la police, des centres de services pour de l’aide aux victimes d’agression sexuelle peuvent t’aider et te parvenir les ressources nécessaires.
  • Il est recommandé de visiter l’hôpital ou une clinique de santé pour assurer que ton corps est correct physiquement.
  • Il y a des ressources dans presque chaque communauté pour ceux et celles qui ont été victimes de crimes de natures sexuelles.

Si tu connais quelqu’un qui a été victime de l’agression sexuelle ou de l’harcèlement :

  • Demande lui comment tu peux l’aider. Certaines personnes veulent discuter de l’évènement, tandis que d’autres veulent simplement être distrait. D’autres personnes veulent faire porter plainte. Toutes les victimes ont besoin de soutien, peu importe comment elles décident de réagir face à l’événement.
  • Même si tu ne sais pas quoi dire, offre ton soutien. Seuls les professionnels dans ce domaine savent toujours quoi dire, il est important d’être attentif aux besoins de l’individu. Rassure la victime de ne pas ressentir de la honte ou de l’incrédulité.
  • Fais de la recherche. Il y a beaucoup d’informations sur l’Internet et dans les centres communautaires.

Si tu veux mettre fin à l’agression sexuelle et l’harcèlement :

  • Tiens-toi au courant ! Renseigne-toi des différents types, pourquoi ils surviennent et quels sont les faits et les mythes. De cette façon, tu comprendras mieux le sujet.
  • Met fin aux stéréotypes et aux rumeurs ! Si quelqu’un dit que les victimes mérites leur agression, intervient et dis leurs la vérité. L’intervention peut parfois être difficile, mais souvent plusieurs personnes croient la même chose, mais ils sont trop gênés pour intervenir.
  • Fais la promotion de programmes et des outils d’éducation qui discute des sujets tels que les relations saines et le respects d’autrui.
  • Fais la promotion de tous les aspects concernant l’agression sexuelle.

À qui peux-tu en parler ?

  • Tes parents
  • Des amis dignes de confiance
  • Un enseignant en qui tu as confiance
  • Le conseiller de ton école
  • Un travailleur social ou un conseiller pour les jeunes
  • Un adulte en qui tu as confiance
  • Service d’écoute téléphonique (Jeunesse, j’écoute 1 800 668-6868)
  • Une agence de protection de l’enfance
  • Les services policiers
  • Un hôpital
  • Un centre de santé mentale
  • Un centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle
  • Un centre d’aide et d’écoute
  • Un centre communautaire.

Lois

Le Code criminel du Canada renferme des lois qui protègent les gens (particulièrement les jeunes) contre l’exploitation et les abus sexuels. Ces lois sont conçues pour protéger les personnes vulnérables de ceux qui font un mauvais usage de leur autorité.

Ces lois ne visent pas à faire cesser les rapports sexuels entre adolescents, mais bien à les protéger contre l’exploitation sexuelle.

Articles du Code criminel pertinent à l’agression sexuelle et l’harcèlement :

Contacts sexuels : L’article 151 stipule qu’un adulte ne doit pas, à des fins d’ordre sexuel, toucher une partie d’un enfant âgé de moins de 16 ans.

Incitation à des contacts sexuels : L’article 152 stipule qu’un adulte ne doit pas, à des fins d’ordre sexuel, inciter un enfant âgé de moins de 16 ans à le toucher, à se toucher ou à toucher quelqu’un d’autre.

Personnes en situation d’autorité : L’article 153 stipule qu’une personne qui est en situation d’autorité ou de confiance (enseignant, médecin, gardien, etc.) vis-à-vis d’un adolescent (jeune âgé entre 16 et 17 ans) ne doit pas, à des fins d’ordre sexuel, toucher une partie du corps de l’adolescent ni inciter ce dernier à la toucher.

Inceste : L’article 155 stipule que les rapports sexuels avec un quelconque parent est un crime.

Relations sexuelles anales : L’article 159 stipule que quiconque a des relations sexuelles anales avec une autre personne est coupable d’un acte criminel si l’une des personnes est âgée de moins de 18 ans ou si l’une des personnes ne consent pas à cette relation, quel que soit son âge.

Consulte un avocat si tu veux savoir quels sont tes droits.

(Source : Code criminel canadien)

Liens

Santé Canada : Violence sexuelle
Jeunesse, j’écoute
RAINN – Rape, Abuse and Incest National Network
(en anglais seulement)
Code criminel canadien

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